Le traitement fiscal de vos placements joue un rôle essentiel dans les finances personnelles. Pour maximiser les rendements après impôt, les investisseurs doivent réduire au minimum les coûts qu’ils peuvent contrôler, dont l’un des plus importants est l’impôt. Comprendre comment les différents types de revenus de placement sont imposés peut aider à prendre de meilleures décisions d’investissement et à soutenir le processus de planification fiscale.
Les comptes enregistrés comme le CELI et le REER offrent des avantages structurels qui protègent diverses formes de revenus de placement de l’impôt. Le CELI permet à un investisseur de cotiser avec des dollars après impôt et de faire croître son argent à l’abri de l’impôt. Les retraits éventuels sont également exempts d’impôt. Le REER offre une déduction fiscale au moment de la cotisation, une croissance à imposition différée, et les retraits sont entièrement imposables. Malheureusement, ces comptes comportent des limites de cotisation et les épargnants disciplinés doivent éventuellement se tourner vers des comptes non enregistrés. Ces comptes, aussi appelés comptes imposables, comptes ouverts ou comptes au comptant, n’offrent pas de protection fiscale. Les rendements de placement y sont plutôt imposés selon leurs caractéristiques propres.
Il existe trois principales sources de rendement de placement : les intérêts, les dividendes et les gains en capital.
Les revenus d’intérêts proviennent d’instruments comme les obligations, les certificats de placement garanti (CPG) et les comptes d’épargne. Les dividendes sont des distributions des bénéfices après impôt d’une société à ses actionnaires. Ces paiements sont généralement versés chaque trimestre, à la discrétion de l’entreprise. À l’inverse, les paiements d’intérêts découlent d’obligations contractuelles et ne sont donc pas discrétionnaires. Les gains en capital surviennent lorsqu’un placement est vendu à un prix supérieur à son prix d’achat.
Les revenus d’intérêts et les dividendes étrangers sont imposés au taux marginal du propriétaire. Par exemple, supposons qu’une personne en Ontario gagne un salaire annuel de 60 000 $. Elle reçoit 100 $ d’intérêts au cours de l’année provenant de son compte d’épargne à intérêt élevé et détient des actions de Microsoft dans un compte de placement imposable. Elle a également reçu un dividende de 100 $ de Microsoft cette même année. Tant les intérêts provenant de son compte d’épargne que le dividende de Microsoft entraîneront un impôt de 29,65 $, calculé selon son taux marginal de 29,65 %.
Les dividendes provenant de sociétés canadiennes bénéficient d’un traitement fiscal préférentiel grâce au mécanisme de majoration et de crédit d’impôt pour dividendes. Le taux d’imposition applicable aux dividendes dépend encore une fois de votre revenu. Par exemple, supposons que vous déteniez des actions de RBC. En 2025, vous avez reçu 100 $ de dividendes de votre placement. Avec un revenu d’emploi de 60 000 $, votre impôt se présenterait comme suit :
L’appréciation du capital sur une action ou une obligation n’est imposée que lorsque l’investisseur vend l’actif.
Contrairement aux intérêts et aux dividendes, les gains en capital ne sont imposés que lorsqu’un actif est vendu avec profit. Les gains en capital sont imposés à la moitié de votre taux marginal. Par exemple, une personne gagnant 60 000 $ par année vend ses 50 actions Microsoft à 100 $ chacune, pour un produit total de 5 000 $. Elle avait acheté ces actions trois ans plus tôt à 75 $ chacune. Le gain en capital réalisé est donc de 25 $ par action, soit 1 250 $ au total. La moitié du gain en capital sera imposée au taux marginal de l’investisseur, ce qui crée un impôt de 185 $ (1 250 $ de gain × taux d’inclusion de 50 % × taux marginal de 29,65 %). Les pertes en capital (autrement dit, la vente d’une action ou d’une obligation à perte) peuvent être utilisées pour compenser les gains en capital réalisés durant l’année en cours, reportées rétroactivement jusqu’à trois ans, ou reportées indéfiniment vers l’avenir.
Du point de vue de l’efficacité fiscale, les gains en capital et les dividendes canadiens sont plus avantageux que les revenus d’intérêts lorsqu’ils sont reçus dans des comptes imposables. À mesure que le revenu augmente, les gains en capital tendent à devenir encore plus avantageux fiscalement par rapport aux dividendes. À des niveaux de revenu plus faibles, toutefois, les dividendes canadiens bénéficient d’un traitement fiscal particulièrement favorable.
Bien que l’efficacité fiscale soit un facteur important, elle ne devrait pas être le principal moteur des décisions de placement. Les investisseurs devraient d’abord choisir des placements qui correspondent à leurs objectifs financiers, à leur tolérance au risque et à leur horizon de placement. En fin de compte, la plupart des investisseurs seront mieux servis par un portefeuille mondial, largement diversifié, à faible coût et à faible rotation.