Au premier semestre 2026, les marchés boursiers mondiaux ont enregistré des rendements à deux chiffres malgré l’intensification des tensions géopolitiques et les incertitudes pesant sur le commerce mondial.[1]
Les conflits se sont étendus à l’ensemble du Moyen-Orient, entraînant un blocus du détroit d’Ormuz, ce qui a fait grimper les prix de l’énergie et ravivé les craintes inflationnistes. Un autre événement marquant a été l’annonce par l’administration américaine de son refus de prolonger automatiquement l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), ce qui donnera lieu à une décennie de révisions annuelles visant à le renégocier avant sa date d’expiration actuelle, fixée à 2036.
La croissance économique est restée modérée en Amérique du Nord. Au Canada, le PIB est resté stable au premier trimestre, après une baisse de 0,2 % au quatrième trimestre 2025, ce qui a suscité un débat sur la question de savoir si l’économie était entrée en récession. Aux États-Unis, la croissance économique a été un peu plus soutenue, le PIB ayant progressé de 2,1 % au premier trimestre après une expansion modeste de 0,5 % au trimestre précédent.
L’inflation s’est accélérée en Amérique du Nord. L’inflation canadienne est passée de moins de 2,0 % en début d’année à 3,2 % en mai, reflétant en grande partie la hausse des prix de l’essence. Aux États-Unis, l’inflation globale a atteint 4,1 % en mai, tandis que l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) s’est établie à 2,9 %, bien au-dessus de l’objectif de 2,0 % fixé par la Réserve fédérale. Les marchés du travail sont restés relativement stables, avec un taux de chômage de 6,6 % au Canada et de 4,1 % aux États-Unis.
Les taux directeurs des banques centrales sont restés inchangés au cours de la période, s’établissant à 2,25 % au Canada et à 3,50 % aux États-Unis. Les taux d’intérêt à long terme ont légèrement augmenté, les rendements des obligations d’État à 10 ans passant de 3,24 % à 3,38 % au Canada et de 4,18 % à 4,41 % aux États-Unis.
Les marchés boursiers mondiaux ont globalement enregistré des performances solides. Neuf des onze secteurs boursiers mondiaux ont affiché des rendements positifs, propulsés par les technologies de l’information (34,4 %), l’énergie (20,7 %) et l’industrie (19,7 %). Parmi les principaux marchés, la Corée du Sud (112,0 %), Taïwan (67,7 %) et les Pays-Bas (43,6 %) ont affiché les rendements les plus élevés.
Les performances des différentes classes d’actifs au cours du premier semestre 2026 sont les suivantes :
Les marchés boursiers mondiaux ont désormais enregistré des rendements à deux chiffres au cours de sept des neuf dernières années, et 2026 semble en passe de poursuivre cette tendance. De tels rendements sont exceptionnels sur le plan historique, et les investisseurs à long terme ne doivent pas s’attendre à ce qu’ils durent éternellement. Les périodes de rendement négatif sont inévitables — nous ne pouvons toutefois pas prédire quand elles surviendront. C’est pourquoi PWL construit des portefeuilles résilients, conçus pour capter les rendements à long terme du marché tout en résistant aux périodes de tension. Nous restons fidèles à notre philosophie d’investissement à long terme, qui met l’accent sur la diversification mondiale, les faibles coûts et une gestion de portefeuille fiscalement avantageuse.
[1] Sources : DFA, Banque du Canada, Statistique Canada, Réserve fédérale américaine, Bureau du Travail américain, Département du Commerce américain, Eurostat, Trading Economics.