Juil 10, 2026

Rapport de performance à mi-année

Au premier semestre 2026, les marchés boursiers mondiaux ont enregistré des rendements à deux chiffres malgré l’intensification des tensions géopolitiques et les incertitudes pesant sur le commerce mondial.[1]

Les conflits se sont étendus à l’ensemble du Moyen-Orient, entraînant un blocus du détroit d’Ormuz, ce qui a fait grimper les prix de l’énergie et ravivé les craintes inflationnistes. Un autre événement marquant a été l’annonce par l’administration américaine de son refus de prolonger automatiquement l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), ce qui donnera lieu à une décennie de révisions annuelles visant à le renégocier avant sa date d’expiration actuelle, fixée à 2036.

La croissance économique est restée modérée en Amérique du Nord. Au Canada, le PIB est resté stable au premier trimestre, après une baisse de 0,2 % au quatrième trimestre 2025, ce qui a suscité un débat sur la question de savoir si l’économie était entrée en récession. Aux États-Unis, la croissance économique a été un peu plus soutenue, le PIB ayant progressé de 2,1 % au premier trimestre après une expansion modeste de 0,5 % au trimestre précédent.

L’inflation s’est accélérée en Amérique du Nord. L’inflation canadienne est passée de moins de 2,0 % en début d’année à 3,2 % en mai, reflétant en grande partie la hausse des prix de l’essence. Aux États-Unis, l’inflation globale a atteint 4,1 % en mai, tandis que l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) s’est établie à 2,9 %, bien au-dessus de l’objectif de 2,0 % fixé par la Réserve fédérale. Les marchés du travail sont restés relativement stables, avec un taux de chômage de 6,6 % au Canada et de 4,1 % aux États-Unis.

Les taux directeurs des banques centrales sont restés inchangés au cours de la période, s’établissant à 2,25 % au Canada et à 3,50 % aux États-Unis. Les taux d’intérêt à long terme ont légèrement augmenté, les rendements des obligations d’État à 10 ans passant de 3,24 % à 3,38 % au Canada et de 4,18 % à 4,41 % aux États-Unis.

Les marchés boursiers mondiaux ont globalement enregistré des performances solides. Neuf des onze secteurs boursiers mondiaux ont affiché des rendements positifs, propulsés par les technologies de l’information (34,4 %), l’énergie (20,7 %) et l’industrie (19,7 %). Parmi les principaux marchés, la Corée du Sud (112,0 %), Taïwan (67,7 %) et les Pays-Bas (43,6 %) ont affiché les rendements les plus élevés.

Les performances des différentes classes d’actifs au cours du premier semestre 2026 sont les suivantes :

  • Les indices obligataires canadiens à court terme et sur l’ensemble du marché ont enregistré des rendements respectifs de 1,5% et 2,2 %.
  • Les indices obligataires mondiaux à court terme et sur l’ensemble du marché (couverts par rapport au dollar canadien) ont chacun affiché un rendement de 0,3%.
  • Les actions canadiennes ont affiché un rendement de 11,1%.
  • Les actions américaines ont progressé de 14,8% en dollars canadiens et de 10,9 % en dollars américains.
  • Les actions des marchés internationaux développés ont enregistré un rendement de 13,2% en dollars canadiens et de 11,7 % en devises locales.
  • Les actions des marchés émergents ont enregistré un rendement de 28,4% en dollars canadiens.
  • Aux États-Unis, les actions à petite capitalisation ont mieux fait que celles à grande capitalisation. En revanche, ces dernières ont surperformé sur les marchés internationaux développés et émergents, tandis que les actions canadiennes à grande et à petite capitalisation ont généré des rendements similaires.
  • Les actions de valeur ont surclassé les actions de croissance au Canada, aux États-Unis et sur les marchés développés internationaux. Sur les marchés émergents, les actions de valeur et de croissance ont affiché des performances similaires.
  • La plupart des principales devises se sont appréciées par rapport au dollar canadien, ce qui a augmenté le rendement en dollars canadiens des actions américaines de 4% et celui des actions des marchés développés internationaux d’environ 1,5 %.

Les marchés boursiers mondiaux ont désormais enregistré des rendements à deux chiffres au cours de sept des neuf dernières années, et 2026 semble en passe de poursuivre cette tendance. De tels rendements sont exceptionnels sur le plan historique, et les investisseurs à long terme ne doivent pas s’attendre à ce qu’ils durent éternellement. Les périodes de rendement négatif sont inévitables — nous ne pouvons toutefois pas prédire quand elles surviendront. C’est pourquoi PWL construit des portefeuilles résilients, conçus pour capter les rendements à long terme du marché tout en résistant aux périodes de tension. Nous restons fidèles à notre philosophie d’investissement à long terme, qui met l’accent sur la diversification mondiale, les faibles coûts et une gestion de portefeuille fiscalement avantageuse.

[1] Sources : DFA, Banque du Canada, Statistique Canada, Réserve fédérale américaine, Bureau du Travail américain, Département du Commerce américain, Eurostat, Trading Economics.

À propos de l'auteur(e)
Raymond Kerzérho
Raymond Kerzérho

Raymond apporte à PWL ses trente années d’expérience en stratégie d’investissement et en gestion de portefeuille de titres à revenu fixe.

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