Les tensions commerciales ont marqué l’année 2025, de nombreux pays ayant accepté l’imposition de droits de douane sur leurs exportations vers les États-Unis. La croissance économique a été plus forte aux États-Unis qu’au Canada et dans d’autres pays développés, mais les actions canadiennes, internationales et des marchés émergents ont largement surpassé les actions américaines.[1]
Le PIB américain a connu une croissance modérée de 2,3 %, tandis que ceux du Canada (0,4 %) et du Japon (0,6 %) ont pratiquement stagné. L’Union européenne (1,4 %) et le Royaume-Uni (1,3 %) ont également affiché des résultats médiocres. Le PIB de la Chine a augmenté de 4,8 %, ce qui est modeste par rapport à la norme de cette économie émergente.
L’inflation est sous contrôle au Canada (2,2 %), dans l’Union européenne (2,1 %) et en Chine (0,7 %). Elle est toutefois plus élevée aux États-Unis (2,7 %), au Japon (2,9 %) et au Royaume-Uni (3,8 %). Jusqu’à présent, la guerre tarifaire menée par les États-Unis n’a pas entraîné d’augmentation significative de l’inflation, mais elle n’a pas encore produit tous ses effets.
Après le Japon (2,6 %), les États-Unis (4,3 %) affichent le taux de chômage le plus bas parmi les grandes économies. Le Canada (6,5 %) et l’UE (6,4 %) ont des taux de chômage similaires, tandis que le Royaume-Uni (4,8 %) et la Chine (5,1 %) se situent au milieu du groupe.
Pour contrer le ralentissement économique, la Banque du Canada a réduit son taux directeur de 3,25 % à 2,25 % en 2025. La Réserve fédérale américaine a réduit son taux cible des fonds fédéraux de 4,50 % à 3,75 %. Les obligations canadiennes ont peu réagi aux baisses de taux de la Banque du Canada, les taux de rendement à échéance des obligations d’État canadiennes à 5 ans restant pratiquement inchangés (2,94 %), tandis que ceux des obligations à 10 ans sont passés de 3,23 % à 3,42 %. Les taux de rendement à échéance des obligations du Trésor américain à 10 ans ont davantage suivi les baisses de taux de la Réserve fédérale, passant de 4,58 % à 4,18 %.
(Toutes les données sont en dollars canadiens, sauf indication contraire)
Les investisseurs s’inquiètent principalement du niveau élevé des valorisations boursières. Ce n’est pas nouveau : le ratio cours/bénéfice ajusté en fonction du cycle du marché boursier américain est proche de son sommet historique depuis plusieurs années. Cela n’a pas empêché les actions mondiales d’afficher des rendements à deux chiffres au cours des trois dernières années. Qu’adviendra-t-il des cours boursiers en 2026? Personne ne sait ce que l’avenir nous réserve, mais ce qui est certain c’est que l’incertitude politique et économique persistera.
Par définition, l’incertitude est insaisissable : elle ne peut être mesurée et les résultats possibles sont inconnus. En revanche, le risque est mesurable. PWL construit des portefeuilles adaptés à toutes les situations plutôt que d’essayer de déjouer le marché. Notre approche de la gestion de portefeuille consiste à transformer l’incertitude chaotique en un risque ordonné.
Ce processus de transformation, appelé diversification, est mis en œuvre à quatre niveaux. Premièrement, les portefeuilles sont constitués d’actions et d’obligations afin de maximiser les rendements à long terme tout en contrôlant la volatilité. Deuxièmement, les actions sont diversifiées à l’échelle mondiale afin d’atténuer les risques spécifiques à chaque pays. Troisièmement, les portefeuilles sont diversifiés dans tous les secteurs du marché boursier. Enfin, les portefeuilles détiennent plus de 14 000 actions, ce qui garantit que la défaillance d’une ou de quelques actions, même les plus importantes, n’endommagera pas durablement la performance à long terme.
Par conséquent, notre priorité pour 2026 reste, comme toujours, d’agir sur ce que nous contrôlons : la gestion du risque par la diversification, des placements dans des produits de haute qualité et à faibles frais, et une gestion efficace de la fiscalité.
[1] Sources : DFA, Banque du Canada, Statistique Canada, Réserve fédérale américaine, Bureau américain du travail, Département américain du commerce, Eurostat, Trading Economics.